La classe de Terminale Vente s’est essayée à un travail particulier en français, en documentation et en mathématiques. En effet, à partir de l’objet d’étude du programme de français « Identité et diversité culturelle », les élèves devaient choisir un ouvrage. De cet ouvrage, deux techniques littéraires leur ont été proposées. D’une part, une critique littéraire personnelle et d’autre part, un résumé indicatif. De ces deux travaux pédagogiques, la conception et la réalisation de bandeaux « coup de cœur » sur les livres du CDI ont été faites avec le professeur de mathématiques. Voici aujourd’hui le fruit de leur travail.

Résumé
Dans une cité de Strasbourg au milieu des années 80, le jeune Régis, noir et catholique vit entre quatre murs. Par la parole de son père, celui-ci travaille et se cultive. Enfant modèle le jour, délinquant la nuit, il deale. Un soir, il est complice d’une agression qui le traumatise. Dès lors, celui-ci décide s’ouvrir à l’Islam et de se plonger dans la musique pour abandonner son passé sombre.
Critique
- J’ai apprécié ce livre car le titre m’a tout de suite accroché, il m’a interrogé. En effet, « Pourquoi Allah devrait-il bénir la France » ?. De plus, il m’a appris des choses sur la religion musulmane, j’ai aussi découvert de nouveaux mots comme « mécréant ». Abdel Al Malik raconte une histoire débordante d’événements qui m’a touché, même si le récit de sa conversion à l’Islam m’a paru trop bref.
- J’ai aimé ce livre parce que j’ai découvert de nouveaux mots. L’histoire m’a permis de comprendre les erreurs que les jeunes de cités peuvent commettre en essayant de se remettre en question pour changer et être meilleur. J’ai pu comprendre les sentiments et les émotions des jeunes et de leurs envies. Cette histoire m’a touché, pour avoir eu des amis dans cette situation. Alors qu’ils pensaient faire le bien, ils agissaient mal sans se soucier de leurs proches ou des autres. Mais cette histoire m’a appris qu’il existe un autre chemin.

Résumé
Entre récit autobiographique, philosophique et historique, l’auteur interroge la notion d’identité. Celle-ci est forcément complexe, Amin Maalouf convoque alors plusieurs personnes de pays, de cultures, d’ethnies, de catégories sociales différents lui permettant d’aborder la notion d’appartenance. Il explique la valeur de chacun qui dit que tout être humain est irremplaçable. Cette notion d’appartenance l’interroge, d’autant plus qu’en 1976, l’auteur quitte son Liban natal pour venir en France.
Critique
- J’ai sur ce livre un avis partagé. Tout d’abord, il m’a plu parce que j’ai découvert d’autres religions, d’autres cultures, d’autres pays. L’auteur nous invite à la connaissance du monde. Ensuite, il évoque la valeur de chacun et c’est quelque chose qui me touche. En revanche, j’ai eu des difficultés pour entrer dans le livre, car les phrases étaient compliquées, les mots difficiles. C’est un livre résistant. Mais une fois franchi cet obstacle, j’ai trouvé que ce livre méritait d’être lu.

Résumé
Au cœur de la firme japonaise Yumimoto, Amélie Nothomb sortant juste de ses études veut absolument devenir « nippone ». En 1990, elle touche enfin à son but, en travaillant comme interprète. Elle nous raconte alors comment elle vit. A travers les dédales de la société nippone, elle cherche sa place. Elle pense convenir à cette vie mais est-ce si facile ? Ira-t-elle au bout de son rêve ?
Critiques
- J’ai apprécié ce livre parce que c’est une histoire facile avec un langage familier et des touches d’humour. En même temps que l’auteur, j’ai découvert un pays qui m’était encore inconnu. Je me suis rendu compte que la société nippone était vraiment différente de la nôtre. De plus, j’ai aimé la fin car le personnage de Mori Fubuki n’apparaît pas aussi désagréable qu’au début.
- Dans l’ensemble, je n’ai pas vraiment apprécié ce livre pour sa simplicité. Celui-ci n’a pas enrichi mon vocabulaire. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de répétition ce qui m’a ennuyé. Ce que je n’ai pas aimé c’est l’humiliation subie par la narratrice. Je ne voudrais pas être à sa place. J’’ai souligné la critique négative du cerveau occidental par les Japonais et je me suis sentie concernée par cette injure. Pour finir, le titre ne reflète pas l’histoire, je m’attendais à un roman d’épouvante.

Résumé
Djiraël, 19 ans, vit à Sarcelles avec sa mère, ses frères et sœurs. Il partage sa vie entre ses études, sa petite copine Farah dont il est tant amoureux et ses amis avec qui il passe énormément de temps. Un jour, on lui annonce une nouvelle qui va le déstabiliser et provoquer un départ au Sénégal. Djiraël n’a pas envie de partir.
Critiques
- Mon livre m’a énormément plus car il mélange les cultures françaises et sénégalaises qui sont aussi les miennes. Il raconte un amour filial émouvant ce qui est pour moi une valeur très importante. L’anaphore onirique apporte du suspense et interroge le lecteur sur les conséquences du rêve de Djiraël. Enfin, les mots sénégalais que l’auteur emploie ont trouvé écho à mon propre vécu.
- Ce livre m’a plu car l’histoire est originale. En effet, on retrouve dans l’histoire principale une autre histoire (mise en abîme) puisqu’il nous fait voyager dans deux mondes différents. De plus, je trouve ce livre passionnant car il décrit une belle histoire d’amour entre Djiraël et Farah. En outre, l’auteur utilise beaucoup de dialogues, ce qui donne l’impression de participer aux scènes, on voit l’histoire défiler devant nous et implique ainsi le lecteur dans le récit.
Enfin, ce roman m’a particulièrement touché car je m’identifie au personnage de Djiraël car tout comme lui, mon cœur balance entre deux pays, deux cultures, deux paysages différents.

Résumé
En 1931, Gocéné, vieux kanak, effectue un voyage avec un ami blanc de Poindimié à Tenedo. Durant ce voyage, ils rencontrent un barrage entre Nouméa et Poum. Celui-ci est gardé par des gardiens noirs. Passer cette frontière s’avère difficile, tant les noirs n’aiment pas les blancs à cause de leurs différences culturelles, sociales et traditionnelles. La volonté de Gocéné est alors, de prouver la bonne foi des blancs. Pour cela Gocéné raconte une histoire vécue durant sa jeunesse.
Critiques
- J’ai beaucoup apprécié ce livre. En effet, il dénonce particulièrement bien le racisme de l’époque coloniale. Par ailleurs, les nombreuses figures de style traduisent bien les différentes péripéties. Je trouve également intéressant qu’il y ait une histoire dans l’histoire. Avec ce récit, je trouve que Gocéné montre qu’il est possible de nouer une amitié entre Noir et Blanc. Le lecteur reçoit une réelle leçon d’humanisme.
- J’ai apprécié ce roman car il dénonce le racisme. L’originalité se trouve dans l’inversion des rôles. Ici, c’est un blanc qui est victime de discrimination et c’est Gocéné, le kanak, qui le défend. Par ailleurs, cette aventure nous montre le courage des Calédoniens pour défendre leurs convictions. Enfin, je suis facilement entré dans l’histoire grâce au mode narratif simple, au vocabulaire réaliste et exotique, comme le nom des villes ou la description des conditions de vie de l’époque coloniale. Ce livre invite le lecteur au voyage et à la réflexion.